Un récit court et documenté pour éclairer une mutation technologique, scientifique, industrielle, commerciale, sociale ou artistique venant de Chine.

« Une nouvelle Chine, avec un nouveau grand cycle de croissance économique, est en train de naître »

LA VISION de David Baverez


Investisseur, installé à Hong Kong depuis 2011. Il est l’auteur de Paris-Pékin Express ( Éditions François Bourin, 2017 ). Il livre en exclusivité à Sinocle sa vision de la Chine post-coronavirus.




Sinocle : L'épidémie en Chine dure depuis un mois avec à ce jour plus de 3 000 morts. Certaines entreprises ont repris le travail, mais la plupart des Chinois restent chez eux. L'économie de la Chine est toujours dans un état de semi-arrêt. Comment évaluez-vous l'impact de cette épidémie sur la Chine ? David Baverez : Il faut d’abord rappeler que la croissance chinoise des dix dernières années était déséquilibrée. Elle s’est construite sur des grands projets d’infrastructure, financés par l’endettement, sur l’appropriation de la technologie américaine, à laquelle la Chine n’a aujourd’hui plus accès, et enfin sur la révolution Internet et l’industrie du smartphone.  L’année 2020 ouvre un nouveau cycle de 10 ans, fondé sur la technologie chinoise. J’espère que l’Europe va jouer le jeu en travaillant avec la Chine, car la deuxième phase de la révolution digitale – qui ne touche plus seulement la sphère B2C ( médias, commerce et tourisme ) – va maintenant révolutionner les secteurs B2B : finance, santé, secteur manufacturier, services aux entreprises. En synthèse, la croissance chinoise des dix dernières années est arrivée à la fin d’un cycle et s’apprête maintenant à accélérer sa digitalisation. Le confinement à résidence de plus de 50 millions de personnes durant plusieurs semaines a déjà forcé l’adoption massive d’un nouveau mode de vie grâce aux services en ligne, à la consultation médicale à distance, au télétravail, à l’éducation en ligne et aux jeux vidéo. Le télétravail est sans doute le phénomène le plus important : il était quasiment inexistant, mais la crise sanitaire et la désertion des transports en commun en ont fait la nouvelle grande pratique nationale. Cela permet d’imaginer de nouveaux développements à la smart city sur le plan de la gestion des flux. Une nouvelle Chine, avec un nouveau grand cycle de croissance économique, est en train de naître.  Sur le plan politique, on peut raisonnablement anticiper que le Président Xi Jinping saisira l’occasion de renforcer la centralisation du pouvoir, en attribuant les manquements du gouvernement à la décentralisation excessive des responsabilités et en faisant des municipalités de Wuhan et de la province du Hubei de parfaits boucs émissaires. Le grand gagnant de l’épidémie sera in fine le gouvernement. Le troisième bouleversement généré par l’épidémie est sociétal. La crise va accélérer le nouveau mode de vie chinois, ce mélange de offline et de online beaucoup plus prononcé que chez nous en Occident. Les Chinois vont consommer de plus en plus de services online, alors chez que nous, en Occident, celui-ci reste le domaine privilégié des médias, du shopping et des jeux. Un exemple extraordinaire : il y a quelques semaines, à New York, la municipalité a interdit aux magasins de refuser le paiement en espèces. La raison invoquée : les magasins « cashless » pratiqueraient une forme de discrimination vis-à-vis des personnes non bancarisées ou ne souhaitant pas régler via leur téléphone. Cette façon de penser : le seul moyen d’obtenir un service financier, c’est d’avoir un compte bancaire et une carte de crédit – est totalement passéiste. A Shanghaï, chacun peut expérimenter le contraire, parce que tout le monde dispose d’un téléphone et que chacun peut se servir d’Alipay et de son système de paiement sur son téléphone. En ayant inventé l’inclusive banking, Alipay peut dire qu’il a inventé « la banque pour les pauvres » : plus besoin de compte bancaire ni de carte de crédit, en plus de quoi la solution coûte entre 5 et 10 fois moins cher que Visa et MasterCard.  La Chine pourrait ainsi sortir renforcée de ce virus : alors qu’elle était très en retard dans l’industrie des services online, elle est en train d’atteindre une qualité de services supérieure à celle des États-Unis à un coût inférieur.


S : La crise se compose de deux mots en chinois, à savoir "danger" et "opportunité". L'épidémie est sans aucun doute un moment de crise majeure pour la Chine. Comment évaluez-vous les dangers et les opportunités ? D.B. : Le risque, c’est d'abord que la reprise tarde à se montrer. La Bourse chinoise est remontée à son niveau d’avant le coronavirus, comme s’il n’y avait pas de problème – ce qui me paraît excessif, parce qu’il y a vraiment un problème. Le risque auquel nous sommes confrontés, c’est que la reprise chinoise soit beaucoup plus lente que prévu, non pas tant à cause de la Chine – qui va vouloir repartir le plus vite possible –  mais à cause du reste du monde, qui a notamment suspendu les vols avec la Chine. Le gouvernement va devoir recréer une confiance  non seulement au sein du peuple chinois – en prouvant que le virus est sous contrôle – mais aussi vis-à-vis des étrangers, qui vont naturellement être très méfiants à l’égard de la Chine sur le plan sanitaire. En poussant légèrement la caricature, on peut même penser que les États-Unis freineront leur redémarrage en continuant à faire de la propagande sur les risques sanitaires et environnementaux en Chine. Il va falloir être très attentif à la rapidité avec laquelle les échanges et les vols aériens vont reprendre. La plupart des marchés financiers nous disent que c’est surtout le premier trimestre qui va être affecté. Les sociétés chinoises, elles, comme certains analystes, anticipent un impact sur toute la première moitié de l’année. J’espère, pour ma part, qu'au second semestre les choses vont reprendre. Voilà où est le risque : le rythme de la reprise. Du côté des opportunités, je pense surtout aux sociétés européennes. L’accélération de la digitalisation est à l’origine du marché à fort potentiel de l’Internet des objets, l’IoT, ces technologies qui nécessitent hardware et software. Sur ce marché, les Européens ont une part à prendre. C’est le grand message délivré par Thierry Breton depuis qu’il est commissaire au marché intérieur : l’Europe reste, surtout par rapport aux États-Unis, un continent de production industrielle. Alors que l’Amérique ne produit plus de hardware et ne croit plus qu’au software, les Européens doivent travailler ensemble pour produire à la fois du hardware et du software. Que les Européens arrivent sur le marché chinois avec des objets connectés que les Américains ne sauront pas faire : voilà une opportunité.


« Quand la Chine montre une faiblesse dont on sait qu’elle est passagère, car l’Histoire a prouvé que ce pays a rebondi chaque fois qu’il a connu une crise, il ne faut pas manquer l’opportunité, et celle-ci n’a jamais été aussi forte qu’en ce moment ».


Quant à la smart city, nouveau modèle de business tant vanté par le régime chinois, le problème de Wuhan montre bien que la Chine ne l’a pas encore inventée. Une ville très impressionnante sur le plan industriel mais qui a montré toute sa vulnérabilité en s’arrêtant totalement et brutalement parce qu’elle était dépourvue d’infrastructures de santé et de sécurité alimentaire. Dans ce secteur en particulier, les Français ont beaucoup à apporter à la Chine. La smart city est fondée sur toute une infrastructure immatérielle de services, et notamment de services aux entreprises, et la France possède des leaders mondiaux dans ce domaine. Sodexo, Thales ou Bureau Veritas – qui fait 20 % de son chiffre d’affaires en Chine –peuvent vendre leur savoir-faire et leur expertise de la smart city. Mon conseil vaut surtout pour les entreprises françaises. Cela peut paraître contre-intuitif, mais c’est maintenant qu’il faut sérieusement s’intéresser à la Chine. Quand tout va bien pour elle, les Chinois n’ont pas besoin de nous ; mais quand la Chine montre une faiblesse dont on sait qu’elle est passagère, car l’Histoire a prouvé que ce pays a rebondi chaque fois qu’il a connu une crise, il ne faut pas manquer l’opportunité, et celle-ci n’a jamais été aussi forte qu’en ce moment. Je conseille aux entreprises françaises de retourner en Chine le plus vite possible, et même par le premier avion… dès que le trafic aérien sera rétabli ! Car, en prime, les Chinois se souviendront qu’on est venu à un moment où ils étaient en position de faiblesse, ce que les Américains ne veulent plus faire. C’est là aussi qu’est l’opportunité. Si la crise devait se prolonger au-delà du second trimestre, voire affecter le second semestre, ce sera moins en raison des affaires intérieures chinoises, que parce que le reste du monde aurait décidé d’isoler la Chine. C’est pour cette raison qu’il est vital que les pays se parlent. Quand on regarde les choses objectivement, on compte plus de 3 000 morts, ce qui est par nature dramatique, mais c’est un chiffre à ramener au niveau des 10 millions de morts que la Chine connaît chaque année. D’un strict point de vue démographique, ce virus est non significatif et ne doit pas arrêter toute l’économie du pays. Cela n’a pas de sens.


« C’est ce que j’appelle la yéménisation de l’Europe, c’est-à-dire que les États-Unis et la Chine continuent leur guerre, non pas sur leur territoire mais en Europe, dont ils vont piller les richesses. Schématiquement : les États-Unis surtaxent nos produits manufacturés et notre agriculture et la Chine prend notre technologie sans la payer. Voilà ce qui en train d’arriver ».


S : La guerre commerciale sino-américaine bat son plein. Bien que les deux parties aient signé la première phase de l'accord commercial, la tournure que prendra cette guerre n'est toujours pas claire, d'autant que la Chine a révélé l'épidémie à la veille de la mise en œuvre de la trêve et que nous saurons en novembre si Trump est réélu ou pas. Que pensez-vous de la concurrence à long terme entre la Chine et les États-Unis ? D.B. : Je dis et j’écris depuis trois ans que la Chine et les États-Unis sont en guerre, une guerre engagée pour 10, 20 ou 30 ans, voire plus. Cette guerre n’est pas liée uniquement à la présidence Trump et à son administration ; elle va durer. Selon moi, le déclenchement de la guerre avec Washington est intervenu dix ans trop tôt pour Pékin,  puisque la Chine reste encore trop dépendante technologiquement des États-Unis. C’est pour cette raison que le plan « Made in China 2025 » a disparu : parce que la Chine n’avait pas les moyens de le réaliser sans les Etats-Unis, qui lui ont retiré l’accès à leur technologie, ce qui a pénalisé une grande partie des industries chinoises. L’erreur commise par la Chine, c’est d’avoir été publiquement trop agressive, en proclamant qu’elle voulait devenir la première puissance industrielle mondiale et dominer la planète. Ce discours a donné un argument objectif au président Trump pour construire une stratégie à la fois plus protectrice de ses technologies et plus belliqueuse.  Pour l’instant, on ne distingue pas vraiment les symptômes d’une guerre, parce que les deux puissances sont entrées dans une ère de « paix froide » et sont officiellement en pleine trêve. Cette séquence va durer jusqu’aux élections américaines, d’autant que  face à l’épidémie, il faut absolument soutenir l’économie mondiale pour éviter que la situation ne dégénère. En revanche, après les élections de novembre prochain, on peut anticiper que la Maison-Blanche, surtout si Trump est réélu, risque d’être encore plus agressive vis-à-vis de la Chine. Et cela posera un vrai gros problème à l’ensemble du monde. S : Dans ce contexte, les stratégies actuelles de la France et de l'Europe ne sont pas claires. Comment voyez-vous leurs rôles respectifs et les éventuelles contre-mesures à l'avenir ? D.B. : Cela dépendra du comportement de la Chine. Nous avons changé de siècle : l’Europe est abandonnée par les États-Unis, Donald Trump le réaffirme tous les jours, à la fois sur le plan économique, sur le plan sécuritaire et sur le plan militaire. On sait désormais qu’on ne peut plus compter sur les États-Unis, car notre alliance est aujourd’hui brisée. Mais en même temps, il n’y a pas suffisamment de confiance avec Pékin pour remplacer les États-Unis par la Chine. Il y a donc deux scénarios pour l’Europe. Le premier est celui qui se déroule sous nos yeux ; c’est ce que j’appelle « la yéménisation de l’Europe », c’est-à-dire que les États-Unis et la Chine continuent leur guerre, non pas sur leur territoire mais en Europe, dont ils vont piller les richesses. Schématiquement : les États-Unis surtaxent nos produits manufacturés et notre agriculture et la Chine prend notre technologie sans la payer. Voilà ce qui est en train d’arriver.  L’Union européenne a réagi l’an dernier, arguant qu’elle pouvait travailler avec Pékin comme avec Washington, puisque les deux ne travaillent plus ensemble : c’est le deuxième scénario. Selon moi, il est absolument nécessaire que la Chine et les États-Unis travaillent de concert. On a passé des siècles à globaliser le monde ;  la dé-globalisation sera plus dangereuse que la globalisation.


S : Huawei a été la première cible des États-Unis dans cette guerre. Pensez-vous qu’en tant qu'alliés traditionnels des États-Unis, l'Europe et la France mèneront les mêmes actions contre Huawei après les États-Unis ? D.B.:Le problème avec Huawei, c’est que le débat est politique, alors qu’il devrait être technologique. On n’a pas politiquement à décider d’interdire ou d’autoriser Huawei, ce n’est pas une décision qui doit être prise par les politiques, mais une décision technologique. Les Américains ont décidé stratégiquement il y a 10 ou 15 ans que l’intelligence dans la chaîne de valeur n’était pas dans les réseaux, mais dans les applications comme Facebook, Google, ainsi que dans le téléphone et dans les serveurs, où les États-Unis sont numéro 1. Ils ont ainsi abandonné la construction de réseaux aux Chinois. Or la 5G marque le retour de l’intelligence dans les réseaux, domaine dans lequel les Etats-Unis sont en retard, d’où leur volonté tactique de temporiser. Il est donc nécessaire que les États souverains se positionnent sur le plan technologique. Il ne s’agit pas d’interdire ou d’autoriser Huawei, mais d’identifier ce qui dans la technologie de Huawei, comme dans d’autres technologies américaines, pourrait présenter un danger sur la sécurité des Etats. Chacun des pays de l’UE doit arriver à se protéger. Le problème est que, jusqu’à présent, les experts technologiques européens ne nous ont pas dit de manière très précise où pouvait être le risque. Les États-Unis au lieu de nous aider à identifier les problèmes potentiels, se contentent de menacer de taxer notre industrie automobile ; c’est un véritable chantage, et nous ne pouvons l’accepter. Je ne suis pas expert technologique, mais s’il y a un danger pour les Français à utiliser du matériel Huawei, il faut simplement qu’on le comprenne et qu’on fasse ce travail de base... L’Europe doit se positionner, prendre un risque technologique et affirmer clairement ce qu’elle autorise dans les technologies chinoises ou américaines, et ce qu’elle n’autorise pas. Et si l’Europe se fait voler ses secrets, c’est parce qu’elle se sera trompée dans l’analyse technologique.


« Sur le plan financier, Hong Kong reste irremplaçable. Pékin soutient toujours que Hong Kong ne représente que 3 % du PIB chinois, mais ne met jamais en avant que les actifs bancaires de Hong Kong représentent 8 fois son PIB: les actifs bancaires à Hong Kong représentent donc le quart du PIB du mainland. Sans Hong Kong, le mainland ne peut pas se financer. Pékin a donc besoin de Hong Kong, et Hong Kong a absolument besoin de Pékin ».


S:Deux questions sur Hong Kong. Sa position en tant que centre financier et commercial international a été contestée au cours des derniers mois. Son économie a été très affectée et ses perspectives sont incertaines. Et aujourd’hui, Hong Kong touchée par l’épidémie, voit son statut encore plus fragilIsé. Vous vivez à Hong Kong et l’observez comme investisseur depuis 8 ans. Quelle est votre vision de ses changements ?  D.B. : Sur le plan économique, Hong Kong souffre énormément de la crise du tourisme. Il y a 7 millions d’habitants à Hong Kong et 45 millions de touristes qui viennent du mainland. Un chiffre tombé à zéro depuis que les frontières sont fermées. Toute une partie de l’économie liée à l’hôtellerie, la restauration, le, shopping est donc en très fort déclin et ne retrouvera probablement jamais le niveau qui était le sien. Sur le plan financier, Hong Kong reste irremplaçable. Pékin soutient toujours que Hong Kong ne représente que 3 % du PIB chinois, mais ne met jamais en avant que les actifs bancaires de Hong Kong représentent 8 fois son PIB: les actifs bancaires à Hong Kong représentent donc le quart du PIB du mainland. Sans Hong Kong, le mainland ne peut pas se financer. Pékin a donc besoin de Hong Kong, et Hong Kong a absolument besoin de Pékin. Si Hong Kong se ferme complètement, on peut raisonnablement anticiper que d’ici 20 ou 30 ans, la finance se déplacera à Shanghaï, le business à Shenzhen et le tourisme à Hainan. Les Hongkongais doivent comprendre qu’ils ont une opportunité historique d’assumer leur statut de place forte du capitalisme mondial, notamment par la construction de la Greater Bay Area, où la Chine veut lancer la nouvelle phase de la révolution numérique autour de la connectivité entre les villes, à l’intérieur des villes et avec l’Internet des Objets. Si Hong Kong se ferme, elle deviendra comme la Principauté de Monaco, sans aucun poids ni influence. Il y a une double incompréhension : le gouvernement hongkongais ne comprend pas la crainte de sa population d’une mainmise de Pékin, et d’autre part Pékin ne reconnaît pas que Hong Kong a encore un rôle important sur le plan financier ; ce dont témoigne la future introduction en bourse d’Ant Financial Services. Le rôle de centre financier de Hong Kong, à mon avis, ne sera pas affecté. S. : Les manifestants de Hong Kong depuis l'année dernière pensent que la liberté politique de Hong Kong a été restreinte et que le principe « un pays, deux systèmes » a été sapé. Certains craignent que les changements politiques à Hong Kong n'affectent la confiance des investisseurs occidentaux. En tant qu'investisseur, êtes-vous affecté par ce changement politique ? D.B. : Les Chinois sont très pragmatiques, ils ne cassent pas quelque chose qui marche. Pékin dissocie liberté politique et liberté économique : c’est le modèle singapourien, que nous Occidentaux, ne pouvons pas comprendre, parce que nous sommes persuadés que liberté politique et liberté économique vont de pair. C’est comme ça que nous, Occidentaux, avons été éduqués : vous ne pouvez pas avoir l’une sans l’autre. Le modèle asiatique, tel qu’il est développé à Singapour et en Chine, est l’inverse : c’est parce que les libertés politiques sont limitées que les libertés économiques sont possibles.  Cela ne réjouit pas vraiment les Occidentaux, mais la réalité est que ce modèle de développement en Chine a fonctionné. À mes yeux, la Chine tend à imposer à Hong Kong un modèle qui proposera toujours moins de liberté politique pour mieux préserver la liberté économique. Quand on sait que près de 75 % des investissements directs à l’étranger du mainland passent par Hong Kong, on voit que le rôle de Hong Kong va rester central.

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